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Sa Santé


Comme tout être vivant, les chats peuvent être sujets aux maladies.
Comme de nombreux chats, Le Maine Coon souffre de plusieurs maladies génétiques et est sujet à de nombreuses maladies infectieuses et parasitaires.





I. Les maladies génétiques :

Chez le Maine Coon, comme chez de nombreux chats, des maladies génétiques sont recensées et identifiées.

Voila les quatre principales maladies héréditaires que l'on retrouve chez le Maine Coon.

• H.C.M (Cardiomyopathie Hypertrophique) :

HCM

La cardiomyopathie hypertrophique, couramment appelée CMH ou HCM (pour Hypertrophic CardioMyopathy) se caractérise par un épaississement progressif du muscle cardiaque, qui ne peut plus se contracter correctement.
Le cœur se fatigue plus rapidement en raison de ses parois trop rigides.

Les signes précurseurs de la maladie sont souvent imperceptibles; Ils se caractérisent par un souffle cardiaque, des arythmies cardiaques, des difficultés respiratoires, une intolérance à l'exercice.
Cette maladie apparait entre 4 mois et 15 ans, se développe progressivement et peut conduire à la mort brutale de l'animal même si aucun symptôme sévère ne s'est encore exprimé.
La présence d'un des gènes responsables de cette maladie (mutation du gène MyBPC3) peut être détectée à l'aide du test ADN HCM1.

On recense alors 3 cas :

- Le chat est dit "homozygote normal" ou "sain", il n'est donc pas porteur du gène à l'origine de la maladie.
- Le chat est dit "hétérozygote muté", cela signifie que la mutation est présente sur une des allèles du gène, le chat est donc porteur de la maladie et a des chances de la développer un jour.
S'il a des chatons avec un chat sain, 50% des chatons seront hétérozygotes et 50% seront sains.
- Le chat est déclaré "homozygote muté". Dans ce cas, le chat à un fort risque de développer une grave et/ou précoce forme de la maladie.

Cependant, il est important de signaler qu'il existe d’autres formes de HCM qui ne sont pas détectables par ADN car sont situées sur des autres gènes.
Il est donc indispensable de tester EGALEMENT les reproducteurs par échographie doppler couleur de façon régulière (une fois par an).

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• P.K.D (Polykystose rénale) :

PKD

Cette maladie touche plus particulièrement le Persan.
Elle se caractérise par l'apparition de nombreux kystes sur le tissu rénal, leur nombre et leur taille augmente avec l'âge du chat, jusqu'à ce que les reins ne puissent plus assurer leur fonction.
Tout comme la HCM, c'est une maladie héréditaire.
Il n'existe cependant que deux cas : soit le chat est sain (homozygote normal) soit il est porteur du gène malade (hétérozygote muté) et donc développera la maladie plus ou moins rapidement.
Afin de déceler cette maladie il existe toujours deux techniques : l'échographie et le test ADN qui n'est réellement testé que pour le Persan.
La PKD est bien moins présente (voire quasi inexistante) chez le Maine Coon par rapport à la HCM.
Cependant, il existe d'autres maladies rénales.
C'est pour cela qu'il est conseillé de faire pratiquer des échographies rénales régulières sur les Maine Coons.



• S.M.A. (Atrophie musculaire spinale) :

SMA

L'atrophie musculaire spinale est un trouble provoqué par la nécrose de neurones de la moelle épinière qui activent les muscles squelettiques du tronc et des membres.
La perte de neurones au cours des quelques premiers mois de la vie entraîne une faiblesse et une atrophie musculaires qui deviennent apparentes pour la première fois à l'âge de 3 à 4 mois.
Les chatons atteints développent une démarche bizarre, avec un balancement des quartiers arrière et une position debout avec les jarrets qui se touchent pratiquement.
À l'âge de 5 à 6 mois, une faiblesse sévère des quartiers arrières est apparente et la masse musculaire est réduite.
Les chats affectés ne souffrent pas et la plupart vivent très confortablement pendant de nombreuses années comme animaux d'intérieur.
La cause génétique de cette atrophie musculaire spinale récessive chez les chats Maine Coon, qui comporte une importante délétion sur le chromosome A1 du chat enlevant deux gènes, a été déterminée en mai 2005.
Un test ADN est disponible en France.
Quelques lignées seulement sont concernées par cette maladie génétique.

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• Déficience en Pyruvate Kinase - PK Déf :

PKDef

La déficience en pyruvate kinase ou PK Déf est une maladie héréditaire susceptible de frapper le Maine Coon mais rencontrée également chez le chien ou encore les chats européens.

Qu'est que c'est concrètement?

La pyruvate kinaze est une enzyme permettant aux globules rouges de synthétiser l'énergie nécessaire à leur survie. Lorsque cet enzyme vient à manquer, la durée de vie des globules rouge est dramatiquement diminuée, ce qui conduit à leur raréfaction dans l'organisme, on parle alors d'anémie. Mais celle-ci ne saute pas forcément aux yeux, car l'organisme peut rapidement compenser la perte de cellules par une production augmentée et l'anémie passer ainsi inaperçue.

La maladie s'accompagne parfois d'autres symptômes aussi imprécis qu'une fatigue passagère ou encore une légère perte d'appétit, pas toujours décelable par le maître. La plupart du temps, la PK Déf peut n'être découverte que tardivement dans la vie d'un chat... puisqu'il existe que peu de forme montrant une anémie brutale et sévère, pouvant conduire rapidement au décès de l'animal.

Heureusement nous disposons aujourd'hui d'un moyen fiable pour dépister la présence de la PK Déf: le test ADN. Il est effectué à partir d'une petite quantité de sang (prise de sang) ou de salive (écouvillon), le résultat est rapide et sur.

Comprendre le test PK Def....

La PK Déf est héréditaire (transmise par les parents), la transmission est dite autosomale (non liée au sexe) et récessive (besoin des deux allèles malades).

Le chaton qui aura hérité de ce caractère de chacun de ses deux parents est dit homozygote et il développera la maladie. Ce chat est dit "atteint" et sur le résultat de son test sera mentionné: PK/PK

Le chaton qui n'aura reçu qu'une allèle défaillante (seul un des parents lui transmet le défaut) est hétérozygote. Il ne sera pas malade mais pourra transmettre le gène défectueux à sa descendance. On le qualifie de "porteur" et sur son test on verra: N/PK

Un chat sain est dit "indemne" et son test mentionnera: N/N

Comme les chats porteurs (N/PK) ne développent pas la maladie, et comme on met parfois des mois ou des années à identifier un chat atteint (PK/PK), on imagine sans difficultés les conséquences sur la descendance et la façon dont la maladie a pu se répandre largement avant d'être découverte...

La solution.....

Tester les reproducteurs pour connaitre leur statut PK Déf afin ne pas faire de mariage qui engendrerait des chatons malades (PK/PK)..



• La Dysplasie des hanches (HD) :

Hanches normales

Une Radiographie d'un chat avec des hanches normal.

Hanches dyplasiques

Une Radiographie d'un chat HD de degré 3 dans les deux hanches.


La dysplasie des hanches est une malformation héréditaire de l'articulation de la hanche (du pelvis) lorsqu'elle n'est pas assez profonde. A cause de cela, l'os ne se place pas comme il faut dans l'articulation, et un frottement des deux s'ensuit, ainsi qu'une dégénérescence du cartilage. Peu à peu le cartilage disparaît, laissant une surface articulaire d'os à os qui provoque des douleurs. Le corps ne peut produire du cartilage, et tente de se défendre en produisant encore plus de matière osseuse, ce qui ne fait qu'aggraver le problème. Les chats en général ne montrent pas leur souffrance, et peuvent souffrir de dysplasie des hanches sans boiter du tout. En revanche, ils bougent alors avec plus de précautions, ou bougent moins qu'un chat indemne ; ils peuvent aussi éviter de sauter. Des chats avec une dysplasie légère peuvent ne pas souffrir du tout.

La situation chez le Maine Coon:

Les chiens ne sont pas les seuls à être atteints de dysplasie des hanches. Ce problème existe aussi chez les chats et notament chez le Maine Coon. Sur les 705 radios transmises pour analyse à l'organisation OFA aux USA concernant le Maine Coon, seulement 4.4 % ont été diagnostiqués "Excellent" contre 22.6 % qui présentaient une dysplasie des hanches. Donc, 73 % des radios éxaminées présentaient tout de même des hanches normales. Mais il est probable que les radios de dysplasies évidentes n'ont pas dû être envoyées pour analyse car suffisemment évocatrices. Ce taux de dysplasie est de ce fait probablement bien supérieur pour la race.

Dépistage:

La dysplasie des hanches (HD) est une affection héréditaire. Le mode de transmission est cependant complexe; il s'agit d'une hérédité polygénique, c'est à dire à plusieurs gènes avec une transmission beaucoup plus compliquée que celle des lois de MENDEL. De nombreux animaux peuvent être porteurs du caractère sur leurs gènes sans avoir des hanches dysplasiques, ce qui explique que vous pouvez avoir des parents et grands-parents indemnes de dysplasie qui mettent au monde des chatons dysplasiques. Ceci explique, bien entendu, la complexité des problèmes de prévention. Il est impossible de prédire, avec certitude, quel sera le résultat exact d'un croisement entre deux individus donnés. Toutefois, c'est une affection qui peut être maitrisée par un programme de sélection. En mariant des mâles "normaux" avec des femelles "normales" on produit moins de chats dysplasiques qu'en mariant un "normal" avec un dysplasique ou en mariant deux dysplasiques.

Mode de transmission:

Les éleveurs devraient faire radiographier les hanches de leurs reproducteurs afin de n'utiliser que des sujets normaux. Le diagnostic radiographique de la dysplasie coxo-fémorale doit être fait suivant un protocole bien précis dans le cadre d'un dépistage officiel. L'animal doit être âgé de 24 mois minimum.





II. Les maladies infectieuses :

Pourquoi vacciner son chat ?

La vaccination permet au chat de stimuler ses défenses et de protéger son organisme par l'entretien de son immunité via des injections de rappel.
Les anticorps protègent plus ou moins sur le long terme l’expression des symptômes d’une maladie.
Chez le chaton, les anticorps sont transmis par la mère et le chaton est protégé pendant les premières semaines de sa vie.
Cependant, ceux-ci baissent quand le chaton atteint l’âge de deux mois environ.
C’est pourquoi le protocole de vaccination commence à cette période, pour relayer les immunités maternelles.

Il existe aujourd’hui des maladies pour lesquelles il existe un vaccin et des maladies pour lesquelles il n’existe malheureusement pas de vaccin.

Les maladies pour lesquelles il existe un vaccin :

• Le coryza :

Le coryza désigne un syndrome associant des signes respiratoires supérieurs, oculaires et éventuellement buccaux.
Plusieurs virus et bactéries sont à l’origine du coryza : l’herpès virus félin (FHV-1), le calicivirus félin (FCV) et deux bactéries :
Chlamydophila félis et Bordetella bronchiseptica.

• Le typhus :

Le typhus, appelé aussi panleucopénie infectieuse, est provoqué par un parvovirus.
Les symptômes son souvent accompagnés de fortes diarrhées et une importante baisse des défenses immunitaires.
Hautement contagieuse, le typhus peut entraîner la mort des chatons, des maman gestantes et induire des malformations importantes chez les nouveaux nés.
Le virus se diffuse par contact avec les chats infectés ou avec leurs excrétions, telles que fèces, urine ou salive.

• La leucose :

La leucose féline (FeLV) est due à un rétrovirus qui toucherait actuellement entre 5 à 10% de la population féline. La voie d’infection la plus courante se fait par contact direct : toilette et coups de langue ou morsure.
Elle peut néanmoins se faire par l’intermédiaire de matériel souillé par un animal malade (écuelle, litière).
Quand l'animal est contaminé il peut soit éliminer le virus au bout de quelques mois, soit devenir séropositif et développer par la suite une véritable maladie avec des troubles multiples dus à la déficience immunitaire (herpes, cancers, anémies...).

• La rage :

La rage est une maladie virale mortelle transmissible à l’homme.
Elle se transmet principalement par morsure ou griffure d'un animal contaminé.
Bien qu'aujourd'hui l'Europe soit considérée indemne, des cas isolés sont régulièrement recensés et c'est grâce à l'existence d'animaux vaccinés ou à la rareté d'animaux domestiques errants.

Les maladies pour lesquelles il n’existe pas un vaccin :

• L’immunodéficience féline (FIV) :

Le virus de l'immunodéficience féline, appelé aussi "sida du chat" est un rétrovirus.
Il s'agit malheureusement d'une maladie grave et incurable.
Le virus est présent dans le sang et la salive des chats infectés, mais il est extrêmement fragile et ne survit pas hors de l’organisme du chat.
La FIV se transmet essentiellement par des morsures et se manifeste par un état immunodépresseur, des infections à répétition de plus en plus graves jusqu'à la mort du chat.
Les chats ayant accès à l’extérieur présentent de plus grandes probabilités d’infection que les chats d’intérieur.

• La péritonite infectieuse féline (PIF) :

Maladie peu connue, elle est la plus crainte dans les chatteries.
Il s’agit d’une mutation de coronavirus félins bénins et très fréquents chez les chats, qui induisent une dégénérescence rapide de l'animal.
Les symptômes sont très variés : péritonite, hépatite, diarrhée, muqueuses jaunes...
Une fois les symptômes déclarés, l'évolution se fait en quelques semaines vers la mort.
La forme la plus classique se caractérise par un chat présentant un gros ventre.
Le diagnostic est difficile : nécessité d'analyses de sang répétées avec différentes techniques.
Les tests rapides ne sont que de peu d'intérêt dans ce cas.
Il n’y a pas de traitement efficace et pas de vaccin disponible en France.
En fait, le seul moyen pour confirmer un diagnostic de PIF est une autopsie post mortem.


III. Les maladies parasitaires :

Si l’infection par des parasites (tiques, puces, ténias…) est fréquente chez un animal qui se promène souvent seul en extérieur comme le chat, elle n’est bien souvent pas trop grave. Néanmoins et afin d’éviter tout risque, il faudra veiller à surveiller de temps à autres le pelage de votre animal.

• Les puces :

Certainement le plus connu des parasites, la puce est un minuscule insecte qui se nourrit du sang de son hôte plusieurs fois par jour.
Se développant rapidement dans le pelage du chat(lequel peut facilement contaminer son ami le chien), elles se multiplient principalement par temps chaud et sec (printemps, été et hiver dans les habitations surchauffées).

Elles provoquent alors des lésions croûteuses au niveau du cou, de la base de la croupe et de l’abdomen.
Des réactions allergiques sont à craindre et peuvent engendrer des rougeurs sur la peau, des démangeaisons violentes ainsi qu’une dépilation importante et dans certains cas une anémie.
Elles peuvent également transmettre des larves de ténias lorsque l’animal ingère le parasite lors de sa toilette.

• Les Ascaris :

Ce parasite se présente sous la forme de vers ronds, longs et fins.
Les ascaris vivent et se nourrissent dans l’intestin grêle du chat.
Ils sont détectables à partir des selles ou des vomissements et sont souvent transmis par la mère à travers le placenta ou le lait.
Les symptômes se traduisent par un retard de croissance chez le chaton, un amaigrissement et un ventre ballonné.
La solution : vermifuger la mère et les petits.

• Les ténias :

Le ténia est un ver plat et court (de la taille d’un grain de riz environ) transmis par les puces.
On les détecte dans les selles ou accrochés à l’anus sous forme d’anneaux blanchâtres.
Là encore, il faudra vermifuger votre animal et le traiter contre les puces.

• Les toxoplasmes :

Les toxoplasmes sont de minuscules parasites n’occasionnant pas de risques importants.
Le chat peut toutefois en être porteur et transmettre la toxoplasmose à l’humain.
Le risque majeur est pour les femmes enceintes car le parasite peut infecter le fœtus si la mère est contaminée.
Cependant, pas de quoi chasser le chat de la maison :
La contamination s’opère le plus souvent par des viandes mal cuites que par le félin.
De plus, l’hygiène dont nous bénéficions de nos jours fait que l’infection est beaucoup plus rare qu’il y a quelques décennies.

• La gale :

La gale d’oreille provoque inflammation du conduit auditif externe et parfois une maladie cutanée appelée gale otodectique.
Ces acariens vivent à la surface de la peau à l’intérieur du conduit auditif, et occasionnellement sur la tête, le cou ou les pattes.
Le traitement des gales se compose d’un nettoyage doux du conduit auditif afin d’éliminer une grande partie des débris et des médicaments.


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Élevage familial de Maine Coon en Alsace
Numéro d’enregistrement au LOOF (Livre officiel des origines félines) sous le numéro 22132.
Attestation de connaissances N°14068006 relative aux activités liées aux animaux de compagnie obtenue le 19 Mars 2014 à Rouffach.
Membre de Maine Coon Club de France - Adhérent N°106
Diplômée de la formation G1 de la PawAcademy organisée par Pawpeds en Mars 2017